Voici la théorie de Margaret Murray, anthropologue britannique de la fin du XIXème siècle. Aux temps préhistoriques les humains adoraient des divinités très différentes de celles que nous adorons aujourd'hui. L'une d'elle était la Déesse Mère, Diane, la Reine du Ciel, qui incarnait la création, la naissance, la cueillette, la récolte et les mois d'été.
L'autre était le Dieu Cornu, à la peau d'animal et aux sabots fourchus, incarnant la chasse, l'acte de tuer pour manger et les mois d'hiver.
L'année était divisée entre l'adoration de ces deux divinités. Ces deux dieux étaient très anciens et très puissants. Même quand le christianisme devint la religion établie, on ne peut supprimer leurs cultes. Souvent on adorait simultanément dieux chrétiens et païens. C'est pourquoi, on décida de faire naître le Christ un 25 décembre, 4 jours après le solstice d'hiver : les chrétiens voulurent ainsi attirer les adorateurs du soleil dans le giron de la chrétienté.
Dieu cornu (en haut) et
Diane chasseresse (en bas)Quand les chrétiens furent solidement implantés, les païens, qui subsistaient à cette extermination, passèrent dans la clandestinité. Les chrétiens nommèrent alors leurs dieux « démons » et qualifièrent de démoniaques leurs pratiques religieuses.
Ceux qui persistaient à honorer les anciens dieux le faisait désormais en secret ; ils se rencontraient en des lieux isolés : landes, forêts, bosquets. Les chrétiens appelaient maintenant leur dieu cornu « Diable » et leur Reine du Ciel fut métamorphosée en mère vierge du Christ.
C'est ainsi que le paganisme fut d'abord toléré, puis assimilé et enfin éliminé sans pitié. Mais son incidence sur les gens ne disparut jamais totalement et ceux qui continuaient à adorer les anciens dieux furent nommés Sorciers et Sorcières. C'est pourtant de cette « religion sorcière » décrite par Margaret Murray que se réclame la « Witches International Craft Association », organisation officielle de sorcières dont le siège est à New-York. L'une des émanations de cette association est la Wicca, née dans l'île de Man, où Monique Wilson, élue « reine des sorcières », fonda en 1951 un musée de la sorcellerie à Casteltown. En 1970, en plein mouvement hippie et psychédélique, la Wicca a tenu à Central Park (New-York) le premier congrès mondial de sorcellerie, d'où sont nés divers mouvements de revendication, tels que le Mouvement de Libération des Sorcières, l'Agence de Presse de Sorcières, le Bureau des Sorciers Conférenciés et la Ligue conte la Diffamation des Sorciers.
De nos jours, la sorcière moderne, héritière d'une tradition séculaire confirmée par l'expérience, devrait être une sorcière qui a repris sa place dans la société, qui a enrichi les recettes traditionnelles et élargi leurs domaines d'application au bien être et à la spiritualité. La magie est pour elle un chemin de vie, une façon de considérer le monde et la nature qui est un guide.
Article tiré de chez" Sheluna" tres beau site sur ce sujet et plein de superbes articles!
expliquant bien l'origine, à mon avis, de la Wicca!
LES TROIS LOIS
Loi de l'Empreinte :
Cette première loi consiste à savoir que, tout acte magique que vous pratiquerez, laissera une trace de votre passage. En pratiquant la magie, vous envoyez des ondes (bénéfiques/maléfiques) et ces ondes restent à l'endroit où vous avez pratiqué vos rituels. Et vous vivrez donc avec ces ondes autour de vous tant que vous y serez !. C'est pour cela qu'il est fortement déconseillé de pratiquer dans sa chambre ou un lieu très fréquenté. Car si vous utilisez une magie néfaste,(hautement DECONSEILLE!!) ces ondes agiront sur vous avec négativité. Mais au contraire, si vous utilisez une magie bénéfique, ces ondes agiront sur vous positivement.
Loi de l'Analogie :
Cette seconde loi met en oeuvre ce qui a été dit auparavent avec la première. En fait, avec cette loi, si vous vivez dans la "négativité," si vous avez des pensées mauvaises ou que vous n'aimez pas certaines personnes, vous allez et même sans le vouloir envoyer des ondes. Ces ondes en étant néfastes, vont agir sur votre entourage, sur les personnes qui vous cotoient. et ces personnes vont à leur tour "réagir" à ces ondes, toujours sans le vouloir, en vous en envoyant d'autres négatives. Mais si vous êtes en harmonie avec vous et votre entourage, et que rien ni personne ne vous dérange, vous envoyez alors de bonnes ondes. Et donc, par réaction, les autres personnes vous renverront des bonnes ondes. Ce qui fait que toutes ces bonnes ondes vous aideront à obtenir ce que vous voulez.
Loi de la Récolte :
Cette dernière loi, appellée aussi loi du triple retour, est une sorte de synthèse des deux premières. Celle-ci repose une fois de plus sur un principe très simple, appuyé sur un fondement karmique universel : Tout le bien que tu feras te sera rendu par trois fois, et le mal aussi.!!!
Donc en principe, faites le bien, et il vous sera rendu par trois fois. Faites le mal, et vous souffrirez par trois fois également. Ceci est inévitable car c'est une réaction plus humaine qu'on ne pourrait le penser. Ce sont le retour de nos propres ondes, selon ce que l'on "fait".
Description
La wicca est une religion païenne dans le sens qu'elle est polythéiste et qu'on y vénère la nature. Étant donné qu'il s'agit d'une vieille religion qui est toujours pratiquée de nos jours, on peut également la qualifier de néo-païenne. Elle tire ses origines du paganisme d'avant l'ère chrétienne, il s'agit d'un mélange de traditions païennes d'Europe et d'occultisme des 19e et 20e siècles. Son fonctionnement actuel a sûrement été établi dans les années 1930 ou 1940. Ce point fait toutefois l'objet d'un débat interne et externe considérable. Le sujet le plus souvent débattu est le nombre exact de traditions provenant des traditions anciennes, et dans quelle mesure la wicca peut être considérée comme une religion moderne. Il existe plusieurs traditions dans la wicca, et certaines d'entre elles ont engendré d'autres « confessions » ou sortes de wicca. En général, toutefois, la wicca peut être définie par quelques préceptes.
Dans la wicca, on honore plusieurs dieux et de déesses. Certains adeptes peuvent qualifier la religion de panthéiste en ce sens que ses dieux et déesses se manifestent dans des éléments de la nature et en font partie. Certains wiccans croient que les dieux et les déesses sont simplement différentes manifestations d'un seul dieu et d'une seule déesse qui, ensemble, constituent l'essence du monde naturel. En général, on accorde la même importance aux dieux et aux déesses.
La wicca est une religion mystique, ce qui signifie que la foi individuelle est influencée par des expériences religieuses qui inculquent une connaissance ou des vérités religieuses de façons ne pouvant être entièrement comprises par celui ou celle qui les reçoit. Le terme « mystique » suppose également qu'on y pratique des rites secrets qui peuvent apporter un état de sérénité personnelle. Les rituels secrets et les serments prêtés peuvent approfondir la compréhension spirituelle des wiccans et font partie intégrante de leur tradition.
Les wiccans font preuve de dévotion religieuse en assistant à des réunions avec leur couvent, en pratiquant des rituels de groupe et de la magie. Au sens wiccan, la magie est une forme de prière que les adeptes utilisent afin de demander aux dieux et aux déesses de la nature de leur accorder le pouvoir de faire quelque chose en particulier. Les wiccans croient que le recours à la magie augmentera les chances de réussite d'une action qui sera ou qui a déjà été entreprise avec ou sans intervention divine.
La réincarnation est une croyance répandue chez les wiccans. Certains croient que le temps entre deux vies se déroule dans un endroit appelé Summerland. Étant donné que les traditions de la wicca sont également influencées par d'autres traditions, telles les anciennes traditions nordiques et celtiques, ainsi que celles du bouddhisme et de l'hindouisme, la vision de la vie après la mort de chaque groupe est influencée par celle dont celui-ci tire ses racines.
Éléments religieux
Textes sacrés et doctrines
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Charge of the Goddess : ce texte parfois utilisé par les adeptes de la wicca aborde la nature de la déesse.
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Legend of the Descent of the Goddess : ce texte traite de l'équilibre et de l'interaction entre la vie et la mort; on ne l'utilise pas aussi souvent que Charge of the Goddess.
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Book of Shadows : on utilise le Book of Shadows afin d'y consigner des sorts, des recettes, des pensées, des rêves, des expériences, les détails de rituels et d'autres éléments qui peuvent être utiles pour soi. Par conséquent, chaque Book of Shadows est unique et personnel. Les renseignements qui y sont contenus peuvent être partagés, et les éléments d'un Book of Shadow personnel peuvent être utilisés afin d'adopter une nouvelle tradition de la wicca.
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On peut faire référence à d'autres œuvres classiques, par exemple, le Livre des morts égyptien ou des œuvres écrites par des Grecs ou des Romains et par des philosophes de l'Antiquité.
Rituels
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Wiccaning : la dénomination et la bénédiction des enfants.
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La dédicace : une déclaration publique d'engagement envers les dieux et les déesses.
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Les fiançailles : un engagement officiel qui se conclut par un mariage un an plus tard.
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Le mariage : une cérémonie de mariage pendant laquelle les mains de la mariée et du marié sont liées ensemble.
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La séparation : une rupture des engagements pris au moment du mariage; c'est à ce moment que l'on divise les biens et que l'on décide de la garde des enfants.
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First Blood [Premières règles] : un rite accompli par les femmes de la communauté lorsqu'une fille a ses premières règles.
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Rite of Manhood [Rituel de l'âge viril] : un rite accompli par les hommes d'une communauté lorsque la voix d'un garçon mue ou qu'il commence à avoir de la barbe.
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Trimesters [Trimestres] : une bénédiction de grossesse accomplie par les femmes de la communauté à chaque trimestre d'une grossesse; la cérémonie est dirigée par une prêtresse qui a déjà eu un enfant.
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Passing the Veil [Passage du voile] : un service funèbre
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Neophyting : reconnaissance de l'appel d'un étudiant à la prêtrise.
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L'initiation : admission à la prêtrise wicanne.
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Le bain de l'alliance : un bain de purification qui prépare le corps à entrer dans le cercle sacré; on utilise des herbes ou des huiles et c'est une période de méditation en ce qui concerne l'objet du rituel.
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Le cercle sacré : formé avant de commencer un rituel afin de s'assurer qu'on utilise un espace purifié et sacré. Avec une épée, une canne ou un bâton, on fait le tour de l'espace sacré, qui n'est pas toujours formé au même endroit.
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Le balayage : on utilise des balais afin de nettoyer le cercle pour les dieux et les déesses.
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La purification élémentaire : on apporte les éléments terre, air, feu et eau dans le cercle afin d'enterrer, d'éteindre, de brûler ou de laver la présence de tout esprit indésirable.
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L'évocation élémentaire : on évoque les quatre éléments afin qu'ils protègent le cercle pendant le rituel. Après cela, on appelle dans le cercle une divinité en particulier ou des dieux et des déesses, et leur présence est fonction de l'objet du rituel.
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La bénédiction du vin : on célèbre l'union du dieu (représenté par la lame d'une dague) et de la déesse (représentée par le calice rempli de vin) ainsi que la création de l'univers. La bénédiction obtenue lorsqu'on trempe la dague dans le calice est partagée par tous ceux qui boivent le vin.
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La bénédiction du gâteau : l'on récite une courte prière afin de demander aux dieux et aux déesses de bénir des gâteaux en forme de croissant de lune avant de les consommer.
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La libation : un mélange des restes du vin et des gâteaux est offert aux dieux et aux déesses afin qu'ils puissent en tirer de la force.
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La montée d'énergie : on chante, on danse ou on participe à d'autres activités en l'honneur des divinités invitées dans le cercle.
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La clôture du cercle : on remercie les dieux et les déesses et les gardiens élémentaires à la fin du rituel du cercle sacré.
Code de moralité
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Le Rede wiccan « Si cela ne fait de mal à personne, fais comme bon te semble » : cela signifie qu'un wiccan devrait réfléchir avant d'agir et examiner les conséquences pour les autres.
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La Threefold Law « Ce que tu envoies te sera redonné en triple » : un geste rapportera en triple à celui ou à celle qui le pose les bons ou les mauvais karmas, selon que le geste est positif ou négatif.
Lieux de culte
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En général, les wiccans préfèrent célébrer le culte dehors, mais peuvent utiliser un endroit désigné à l'intérieur, que l'on appelle temple, afin de former le cercle et de se réunir pour des cours.
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À l'extérieur, l'espace réservé au culte peut être différent chaque fois. Ainsi, lors de chaque réunion de wiccans, on consacre le cercle en suivant le processus susmentionné, et il devient le lieu de culte. Le terrain peut être situé dans une forêt, sur un terrain de camping, dans un parc ou sur des terres privées.
Pratiques et offices religieux
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En général, les cours sont offerts une fois par semaine, et les réunions ont lieu le dimanche soir.
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Au Canada, pendant l'hiver, les réunions ont lieu à l'intérieur. Pendant les mois plus chauds, les réunions se font à l'extérieur dans des régions désignées par le grand prêtre ou la grande prêtresse.
Organisation et gestion du clergé
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La wicca n'a aucune autorité principale ni structure centralisée.
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La structure interne et l'importance en nombre de chaque groupe wiccan ou couvent sont variables.
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Certaines traditions particulières de la wicca peuvent définir un rôle de dirigeant pour le groupe alors que d'autres n'ont aucun concept particulier.
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Le grand prêtre ou la grande prêtresse dirige les réunions.
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Le grand prêtre ou la grande prêtresse est ordonné(e) et cela peut prendre plusieurs années.
Propagation de la foi
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Les wiccans croient que chaque personne doit trouver sa propre voie spirituelle; ils ne professent donc pas que leur propre religion est nécessairement la plus appropriée.
Célébrations et fêtes importantes
Les dates auxquelles on célèbre ces événements peuvent varier d'une année à l'autre selon les calendriers lunaires et d'autres influences.
Jours d'observance réguliers
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Les participants, selon les différentes traditions wiccannes, peuvent se rencontrer à différents moments, mais en général, les classes ont lieu une fois par semaine, et le culte est célébré chaque dimanche soir. De temps en temps, il peut correspondre au cycle lunaire.
Fêtes spéciales
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Yule : une célébration du solstice d'hiver, au moment où les jours allongent car le soleil renaît. On décore un arbre de « Noël » avec des fruits afin que les dieux puissent accorder un été fructueux. On participe à un festin rituel au cours duquel on peut servir du chevreuil, de l'oie, du gâteau aux fruits et des poudings, des noix, du vin épicé et du cidre chaud.
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Imbolc : une fête du feu et de la lumière, qui a lieu habituellement le 2 février. On peut brûler des poupées de maïs en offrandes au soleil. Les aliments rituels sont des viandes salées, du pain, des conserves de fruits et du vin rouge.
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Ostara : on célèbre l'équinoxe du printemps. Les aliments rituels sont la volaille, des pains parsemés de graines, des crêpes et du vin blanc.
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Beltane : on célèbre le jour de l'union du dieu Soleil et de la déesse Terre qui a produit une récolte fructueuse. En général, la célébration a lieu le 30 avril et on peut effectuer des danses du mât ainsi que prendre part à un repas rituel constitué d'œufs, de lapin et de vin aromatisé avec de l'aspérule odorante.
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Litha : a lieu au solstice d'été lorsque le soleil est à son apogée; il s'agit de la journée la plus longue de l'année. On pourra y déguster des baies, du veau, des légumes de la nouvelle récolte et du vin au miel.
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Lammas : c'est la célébration de la première récolte de grains; elle a lieu en général le 2 août. On rend hommage au dieu du Maïs et on récolte le maïs. Les pains de maïs, les bleuets, les fruits de mer et la bière sont des aliments appropriés pour la fête.
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Mabon : un festival de la récolte célébré pendant l'équinoxe d'automne. C'est le moment où l'on fabrique du vin et du cidre. Le repas servi est composé de pommes, de gibier à plumes, de poires et de bière.
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Samhain : la fête des morts, célébrée le 31 octobre. On rend hommage à l'esprit des personnes décédées au cours de la dernière année en offrant un repas auquel elles sont conviées. Les aliments servis habituellement au cours de ce repas sont du porc, du pain, des plantes à tubercules comestibles et du vin rouge. On n'utilise aucun sel pour la préparation des aliments, en fait, on ne consomme pas de sel du tout.
Code vestimentaire
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Les wiccans peuvent porter un talisman sacré, en général, il s'agit d'un pentagramme.
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Chaque couvent peut avoir son propre symbole ou talisman qui ne doit être touché par personne d'autre que son détenteur, qui ne doit jamais l'enlever.
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Pendant le culte, on peut porter une robe et une ceinture de corde tressée.
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Les wiccans évitent en général les couleurs vives au moment du culte.
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Certains couvents peuvent choisir de célébrer le culte dans la nudité.
Code alimentaire
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Étant donné que chaque wiccan peut choisir différents dieux et déesses, les obligations alimentaires peuvent être différentes. Par exemple, quelqu'un qui vénère un dieu protecteur des animaux peut être végétarien.
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En général, aucun aliment n'est défendu.
Code en matière de soins médicaux et de santé
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Aucun précisé
Décès et funérailles
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En général, les wiccans suivent les coutumes locales.
1. Nous pratiquons les rites pour nous mettre en accord avec les rythmes naturels des forces de la vie marqués par les phases de la lune, les quatre saisons et les quatre fêtes
2. Nous reconnaissons que notre intelligence nous donne une responsabilité unique envers notre environnement. Nous cherchons à vivre en harmonie avec la nature, en équilibre biologique, plaçant l’accomplissement de la vie et notre conscience au sein du concept d’évolution.
3. Nous reconnaissons qu’il existe une puissance plus grande que celle qui apparaît à la personne ordinaire. Du fait qu’elle est plus grande que l’ordinaire elle est parfois dite “surnaturelle”. Nous pensons cependant que c’est une erreur car il s’agit d’une potentialité naturelle
4. Nous pensons que la puissance créatrice dans l’univers s’est manifestée à travers la polarité masculine et féminine et que c’est la même puissance créatrice qui crée l’interaction entre le masculin et le féminin. Nous n’en estimons aucune supérieure à l’autre, sachant qu’elles se soutiennent mutuellement. Nous pensons que le sexe peut-être considéré comme un plaisir, comme un symbole, comme l’incarnation de la vie et comme une des sources cachées de l’énergie utilisée dans la pratique de la magie et de la religion.
5. Nous reconnaissons l’existence des mondes extérieurs et intérieurs parfois appelés psychologiques, spirituels, inconscient collectif, etc. Nous reconnaissons l’existence d’une interaction entre ces deux dimensions qui se traduit de plusieurs manières, par exemple par la spiritualité, la magie ou les phénomènes paranormaux. En conséquence nous ne négligeons aucune dimension par rapport à une autre et nous considérons le monde dans sa totalité par rapport à la perspective de notre réalisation.
6. Nous ne reconnaissons aucune autorité hiérarchique, mais honorons ceux qui enseignent, respectons ceux qui partagent leur grande connaissance et sagesse, ainsi que ceux qui se sont courageusement offerts à l’animation d’un groupe
7. Nous croyons que la religion, la magie et la sagesse sont trois expressions d’une même voie que nous rencontrons dans la façon de voir le monde et dans la philosophie de vie que nous appelons le paganisme
8. S’enorgueillir du titre de “païen”, de “sorcier”, de “mage” ou de quelque autre de ce genre ne rend pas tel, l’hérédité pas davantage, ni la collection de titres, degrés et initiations. Un “mage” cherche à contrôler les forces présentes en lui et fait son possible pour vivre avec sagesse, sans faire de tort aux autres et en harmonie avec la nature
9. Nous croyons à la réalisation de la vie, à l’évolution, au développement de la conscience éclairant notre compréhension de l’univers, ainsi qu’au rôle personnel que nous tenons au sein du monde
10. Notre seule animosité envers le christianisme ou envers toute autre religion ou philosophie de la vie, repose sur leur prétention à être “la seule voie” cherchant ainsi à dénigrer la liberté de pratique et de croyance.
11. Nous ne sommes plus aujourd’hui menacés par la discussion sur notre histoire, nos origines et la légitimité de nos traditions. Nous nous sentons essentiellement concernés par notre présent et notre futur.
12. Nous ne reconnaissons pas l’existence d’un principe absolu du mal qui serait par exemple représenté par des entités comme “Satan” ou “Diable”, dans la tradition chrétienne. Nous ne recherchons pas la souffrance et ne reconnaissons pas de vertu particulière à la mortification
13. Nous croyons que nous devons rechercher dans la nature ce qui contribue à notre santé et notre bien-être."
Source : The Encyclopedia of Witches &Witchcraft par Rosemary Ellen Guiley.
Eclectic Wicca
Groupes ou solitaires ne suivant aucune Tradition particulière ou mythes, mais combinant des éléments de quelques-uns, selon la formation, les préférences et expériences des pratiquants. Les déités de quelques panthéons peuvent être invoquées, parfois même dans le même rituel, particulièrement lorsqu'un travail a été créé pour une cause spécifique. Dans un tel cas, les éclectiques peuvent appeler un assortiment de Déesse de l'Amour, etc. issues de différentes cultures. C'est la branche la plus florissante de la Wicca d'aujourd'hui, due au grand nombre de livres disponibles et du manque de covens traditionnels qui n'ont pas de place pour de nouveaux étudiants ou qui n'ont pas assez Elders (d'aînées) pour partir et fonder des covens.
Dianic Wicca
Il existe deux branches distinctes de Wicca Dianique: le premier coven Dianique aux USA formé fin années 60 par Margan McFarland et Mark Roberts à Dallas, Texas. Cette branche donne la primauté à la Déesse dans sa théologie, mais honore le Dieu Cornu comme Son Époux Chéri. Les covens inclut à la fois les femmes et les hommes. Cette branche est parfois appelée «la vieille Dianique» («Old Dianic»), et il existe encore des covens de cette tradition spécialement au Texas. D'autres covens qui possèdent une théologie similaire mais ne descendent pas directement de la lignée de McFarland/Roberts sont dispercés dans tout le pays. L'autre branche, Witchcraft Dianique Féministe, se focalise exclusivement sur la Déesse et ses covens sont composés seulement de femmes, souvent avec une large présence lesbienne. Cette branche tend à être dépourvue de structure et non-hiérarchique, utilisant le processus de décision par consensus et réalisant des rituels simples, créatifs et expérimentaux. Ce sont des groupes féministes politiquements engagés, habituellement très positives, singulières et émotives. Pour ces deux branches, les rituels sont éclectiques; certains dérivent des traditions Gardnérienne et Faery, tandis que d'autres sont nouvellement créés. L'accent est mis sur la redécouverte et la revendication du pouvoir et de la divinité féminine, la prise de conscience et la combinaison de la politique au spirituel.
source: le jardin des fées
La tradition Avalonienne
Historiquement parlant, il n’y a pas de Tradition Avalonienne. C’est une tradition bardique, donc orale, née quelques siècles avant Jésus-Christ, aux époques celtiques et païennes, au temps où les Romains étaient encore au pouvoir. Aucune date précise ne peut être prononcée et les informations véridiques ne sont qu’hypothétiques, étant donné le travail acharné des anciens prêtres chrétiens pour en faire disparaître toute trace. Avalon était au départ l’île mystique que les prêtresses de la déesse celte Cerridwen avaient élu comme domicile et lieu de culte, puis, peu à peu, une religion et une philosophie propre à cette île s’est mise en marche, Avalon commençant à avoir ses propres traditions et sa propre sagesse, qui nous rappelle celle des druides, dont leur tradition a profondément inspiré celle de l’Île Sacrée.
La Tradition Avalonienne s’inspire donc des traditions ancestrales et druidiques, mais aussi du Mabinogi ou Mabinogion, conte gallois épique composé de quatre branches principales. Chacune des cinq déesses majeures du cycle des saisons vénérées à Avalon y sont nommées. La philosophie Avalonienne est simple, mais elle apporte à l’esprit beaucoup plus que bien d’autres religions et traditions. Elle est basée sur le culte des énergies féminines, en communion avec celles des mâles. Les Prêtresses et les Druides de cette île vénéraient certes une Déesse et un Dieu, la seule et véritable religion pour eux était en fait la Nature et la Terre. Le choix de divinités n’étant que symbolique, la Grande Déesse ainsi que le Dieu Cornu ne sont qu’une représentation du Cycle des Saisons, de la Grande Roue de la Terre et de l’égalité entre les deux sexes, aucun n’étant supérieur à l’autre. leur tradition s’exprime et s’apprends avec l’expérience et le vécu, et non dans les livres. De nos jours comme autrefois, nous devenons Bardes, Druides ou Prêtresses en expérimentant la vie et en entrant en étroite communication avec la nature, afin de mieux comprendre l’univers et de trouver sa propre sagesse. Avalon n’est qu’une branche parmi tant d’autres de l’arbre éternel, celui de la connaissance des anciens, celles des peuples celtes et païens. Toutefois, cette tradition est simple en soi, et il ne suffit que d’écouter ses voix intérieures afin de trouver une harmonie avec le monde nous entourant et de comprendre les énergies à l’œuvre dans la nature.
Avalon, cette île légendaire où Viviane ou Dame du Lac, reçu son enseignement de prêtresse, où Morgane dite la fée, fut initiée aux Mystères Avaloniens avant de devenir Morgane d’Avalon, la Grande Prêtresse, tel sa mère, Ygerne, et sa tante, Viviane. Sans Avalon, Arthur ne serait probablement jamais devenu roi, étant donné que son épée de puissance, Excalibur, provenait de ce lieu sacré. Il y a tant de choses à dire sur cette belle religion celtique, mais si peu d’informations s’offrent à nous. Tant de choses à dire sur cette tradition qui aidé à la formation de la Wicca… Nous ne pouvons nous fier que sur la véridicité les textes anciens écrits par les romains, relatant de cette île magique, où se rassemblaient druides et prêtresses, sur d’anciens poèmes et chants celtes, relatant d’Avalon et de la Déesse Mère, du culte druidique et des divinités celtiques, ainsi que sur de peu nombreux textes médiévaux. Aujourd’hui, cette religion a pour ainsi dire disparu et ne vit que grâce aux contes arthuriens. Les archéologues ont pu retrouver sur les sites de Glastonbury quelques traces de cette tradition et quelques objets de culte, mais sans plus. Encore de nos jours, des rituels Avaloniens et druidiques sont exécutés sur ces lieux bénis des dieux et de la Déesse, remémorant les anciens rites et faisant renaître l’Ancienne Religion.
Druides et prêtresse cohabitent sur cette île, et, peu à peu, on vénèrent celle que l’on nomme la Déesse et celui qui est appelé le Dieu Cornu. Ces deux entités sont la représentation de l’égalité entre l’homme et la femme, qu’aucun des deux sexes n’est inférieur à l’autre. Ils sont aussi des personnifications de la nature, de la lune, du soleil, de l’univers, ses astres, de la Terre et des saisons. Ils sont partout dans la nature, s’exprimant à travers arbres et rivières, et non dans un ciel lointain, au milieu des nuages. Cette tradition est aussi l’histoire d’une longue guerre entre les païens et les chrétiens, que je tenterai d’expliquer au mieux dans ce livre. Et maintenant, que les brumes pour vous se lèvent et que se dresse sous vos yeux les sentiers mystérieux et inexplorés d’Avalon…
On s’accorde pour dire que les prêtresses jouent un rôle primordial et clé dans la Tradition Avalonienne. Elles sont au départ des femmes comme les autres, vivant au village ou dans la ville, qu’elles soient paysannes ou alors de jeunes nobles, une fois qu’elles choisissent sciemment et sans y a voir été poussé cette voie, elle portent le titre de Femme d’Avalon et ensuite, prêtresse. Elles ne sont pas supérieures les unes entre les autres. Toutes sont égalent et ne sont plus considérées comme avant. Ce titre n’est pas désigné légèrement et sans réflexion, Il faut des années avant d’obtenir ce titre qui n’est pas employé futilement. Jour après jour, toutes les leçons seront importantes et le temps sera long avant que la Dame d’Avalon devienne Prêtresse. C’est un engagement intérieur et un accroissement des forces personnelles, en communion avec la nature et la subtilité des messages qu’envoient la Déesse, qui n’est qu’une représentation psychique et non physique de la Terre, des arbres, de la féminité, de la lune, du ciel, de l’univers, de la magie…
Les prêtresses
Aucune femme ne peut se prétendre prêtresse d’Avalon sans en être une réellement, cette charge est trop lourde, personne ne peut passer rapidement la porte séparant le monde Avalonien de celui des hommes. Une telle initiation et un tel engagement envers les déités celtiques entraîne beaucoup de changements et de déclenchements personnels et concrets. Une est identifiée au titre de prêtresse de la Déesse par ses actions et sa présence d’être et ce changement intérieur et ce voyage initiatique au cœur des anciennes croyances celtiques et païennes est enclenché par la volonté et l’engagement de la transformation de l’individu, par le débarras de l’ego et la certitude personnelle envers la nature. Tenir un tel rôle, s’est aussi s’engager à transmettre, à préserver et à défendre la tradition druidique et le Savoir des Ancêtres.
Une prêtresse d’Avalon est guidée par elle-même, et non par les dieux. Les déités certes l’accompagnent, mais sont complémentaires à la force de sa personnalité de la prêtresse. Longs et tortueux sont les sentiers Avaloniens, mais clairs et lumineux ils deviennent si ont sais bien regarder. Toute la sagesse d’Avalon est cachée dans la nature et si la Dame d’Avalon désire réellement atteinte le titre de prêtresse, elle seule sera capable de mener son souhait à terme.
Être prêtresse, c’est plonger la tête la première dans un tourbillon de magie et de féerie, afin de lever le brumes et de redécouvrir la Sagesse ancienne et de replonger dans les racines antiques des Mystères des Druides et de la magie celtique. Consacrer sa vie comme prêtresse d'Avalon est u don de soi incomparable. Il faudra pour celle qui désire le devenir, oublier tout ce qu,elle aura recu comme enseignement jusqu'à ce jour, s'oublier elle, ses attentes, ses désirs et surtout, se débarasser de son égocentrisme. Tant qu'elle l'aura avec elle, elle sera incapable de lever les brumes d'Avalon...
Si vous êtes appelée à devenir prêtresse, ne vous réjouissez pas.
Vous devrez, dans un premier temps, entreprendre une formation longue et difficile, qui ne sera pas sans douleur parfois…
Vous ne verrez probablement jamais vos plus grands professeurs.
Vous serez seule lorsque vous aurez besoin d’aide.
Vous devrez apprendre à être forte dans vos plus grands moments de faiblesse.
Vous devrez toujours ressentir la douleur pour atteindre la compréhension et l'acceptation de vos semblables.
Et à la fin vous aurez augmenté vos connaissances et vous ne pourrez plus passer outre.
Vous serez seule dans vos plus grands moments de pouvoir, et personne ne le saura jamais.
Les leçons ne se terminent jamais même lorsque lorsque la vie touche à sa fin.
Ne choisissez pas cette voie avec légèreté, vous devez vous tourner vers elle et la regarder en face, savoir ce qui est sur le point d’arriver, et l’accepter, car, pour vous, il n’en existe pas d’autre.
Mais si vous êtes appellée et que vous choississez sciemment cette voie, chaque leçon sera à portée de main. Vous n’aurez jamais à faire face à des difficultés que vous ne pouvez pas supporter. Vous trouverez toujours l’aide dont vous avez besoin. Vous trouverez la force lorsque vous serez faible. Et la douleur, que vous rencontrerez sera le don terrible du plus grand des professeurs. Si vous pouvez toujours rire de vous, alors la vie suivra son cours comme elle le doit.
Tiré de «Priestess», Glastonbury Unique Publications, 1987.
La Stregheria
c' est une tradition s’inscrivant dans le grand berceau de la renaissance païenne, une spiritualité née de l’amour de la Terre. Elle est un système semblable à la Wicca pour son côté amalgame d'hermétisme et de folklore. Toutefois, elle est une tradition à part entière avec des cérémonies bien à elle et une structure de croyances bien particulières... Ce qu'il faut savoir, c'est que la plupart des Streghe se basent beaucoup sur les anciennes croyances étrusques et romaines. Toutefois, il faut aussi savoir que pour comprendre la riche histoire du territoire Italien, il faut remonter à très loin : à la civilisation grecque et surtout aux civilisations pré-hélléniques comme les Crétois et les Phrygiens. Plusieurs Streghe préfèrent honorer les panthéons étrusques et romains mais d’autre, comme moi, préfèrent honorer tout ce qui touche de près ou de loin le bassin méditerranéen. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Stregheria est aussi nommée la tradition méditerranéenne/égéenne. Personnellement, je suis une amoureuse de plusieurs cultes et croyances méditerranéennes.
En Italie ou chez les italiens de descendance, il existe un amalgame confus entre le culte des saints catholique et la stregoneria (la magie italienne folklorique). Toutes les superstitions connues, découlent de pratiques païennes et c'est ce que les adeptes de la Stregheria tentent de faire: déterrer la vecchia religione (ancienne religion). Le terme Stregheria est plutôt mal connu des italiens en soi... Car les cultes païens ont été très cachés en Italie... Même si certains documents parlent du mot "stregheria", il reste que le premier à l'avoir populariser et à créer une structure pour en créer une tradition à part entière est Raven Grimassi. Il est Italien de naissance et clame que sa famille lui a donné un enseignement païen, basé sur le culte de Diane et d'Aradia, tel qu'il se vivait au lac Nemi il y a très longtemps.
Grimassi a écrit quelques livres sur le sujet, mais il reste que, même s’il a été celui qui a popularisé la Stregheria, ce n'est qu'une vision personelle de la vecchia religione. Personnellement, je l'apprécie énormément car il déterre des trucs importants pour moi.
La Stregheria honore aussi beaucoup Leland qui est celui qui a déterré le premier le culte de Diane en Italie et celui qui a démontré l'existence des Streghe. Il est essentiel au sein de la Stregheria. Un autre auteur important: Frazer celui qui a écrit The Golden Bough.
les grandes lignes de la Stregheria:
- Le culte des ancêtres
- Le culte des lares/lasas et des esprits de la nature
- Panthéon méditerranéen qui ont influencé l’Italie et son histoire : culte de la Déesse Serpent et croyances de la civilisation minoenne (Crète et Grèce pré-hélléniques), la religion Phrygienne (culte de Cybèle et d’Attis en Anatolie), civilisation héllénique, civilisation étrusque/romaine et paysannerie toscane/gitane. Aussi, il faut savoir que plusieurs déités de la Stregheria ne sont pas reconnues comme ayant un existence historique.
- Le culte de Diane et de sa fille Aradia (basé sur la légende de Leland)
- Pratique de la magie folklorique basée sur les plantes, la nourriture et l'huile
- La Triade des Clans: Fanarra (domaine de la terre), Tanarra (domaine des étoiles), Janarra (domaine de la lune). Chacun a un enseignement précis sur ces trois mystères importants.
- Équilibre entre les polarités: un dieu et une déesse, leur nom diffère selon les Streghe et les traditions. Les plus communes sont Tana et Tanus, Diana et Dianus et Uni et Tinia.
- La Stregheria, même si elle ressemble au néo-paganisme en général, possède ses outils, ses symboles, ses prières, ses mantras et ses techniques de divination…
Les Streghe sont un bel amalgame de chamans, sorciers et prêtres de la vecchia religione.
Éthymologie du mot Stregheria Il vous arrivera parfois de rencontrer des Italiens qui affirmeront que le terme Stregheria n’existe pas. En fait, le mot existe ou plutôt a existé. Toutefois, il a tellement été modifié et associé à des concepts anti-chrétiens qu’il fut perdu. On retrouve le mot Strigaria à plusieurs reprises dans le Canon Episcopi, un ouvrage écrit par un Pape affirmant que la magie est une illusion et que d’y croire était une hérésie. Dans ce même ouvrage, la Strigaria fait référence au culte de Diane et d’Hérodias (Aradia).
Raven Grimassi (celui qui a popularisé la Stregheria) explique dans ses livres que Stregoneria définit la sorcellerie comme une simple pratique (tel que définit dans un dictionnaire de langue italienne) et que Stregheria définit cet art comme une spiritualité.
Une autre hypothèse venant d’une Italienne du sud: Stregoneria serait la voie des sorciers (la racine Stregone signifie sorcier), Stregaria serait la voie des sorcières (la racine Strega signifie sorcière) et Stregheria serait la voie des sorciers et sorcières (la racine Streghe signifie sorciers et sorcières au pluriel).
Il est important de noter aussi que lorsque Maddalena (Strega du 19ème siècle) révéla la nature de sa religion païenne à Charles G. Leland qui à son tour le révéla au grand public dans ses ouvrages sur la magie et le folklore toscans, elle nomma cette religion comme étant de la Stregheria.
Une dernière hypothèse: le terme Strega pourrait dériver du mot Stryx signifiant oiseau nocturne, comme la chouette de la légende de la déesse Lilith, et du mot Strigoï, signifiant vampire, les Streghe étant considérés comme des êtres nocturnes.
Stregheria est un devenue avec le temps un terme général – surtout aux Etats-Unis – pour définir les praticiens/croyants des traditions méditerranéennes/égéennes. Certains n’utilisent pas le terme Stregheria/Strega/Stregone pour s’identifier. Par exemple, en Sardaigne les païens se disent Gianes et en Sicile, ils préfèrent les termes Maga (femme), Mago (homme), Magae (pluriel) et Magia (tradition « magie »).
Plusieurs, dans le privé ou dans la communauté, utiliseront le terme Vecchia Religione, signifiant l’ancienne religion italienne.
Le calendrier Stregherian est constitué de 8 Treguendas.
En Italie, les sorcières/sorciers n'utilisent pas le mot ''Sabbat'' pour leurs rites saisonniers (roue de l'année). Le terme italien est ''Treguenda' signifiant ''trimestre''.
Les 8 treguendas sont répartis comme suit: 4 festivals de Terre (4 saisons) et 4 festivals spirituels.
Dépendemment des traditions et familles à l'intérieur de la Stregheria, le terme de ces treguendas changent.
La Festa Dell'Ombra ou Ognassanti ou Terzina ou Tutti i Santi ou Calenda ou Shadowfest marque à la fois le début et la fin de l'année. La veille du 1er novembre, le départ de la déesse dans les Souterrains pour comprendre les Mystères de la Mort est souligné. Elle rencontre Dis, le Seigneur des Souterrains. Elle est en colère contre lui car il la sépare de ce qu'elle aime. Il lui dit que ce n'est pas lui mais le Destin qui en décide. Il l'a séduit et gagne son amour. Ils s'unissent dans le Sacré et partage leurs mystères.
C'est un moment sacré pour se rappeller des morts et des ancêtres. C'est aussi un moment propice pour la divination. Il est d'usage de laisser une place vide autour de la table pour les esprits des anciens qui nous visitent en cette nuit. Il est aussi d'usage de laisser un mélange de miel et de lait (ou de la crème) pour le monde des fées.
Solstice d'hiver ou Saturnalia ou La Festa dell'Inverno. Célébration de la (re)naissance du Dieu Soleil, fruit de l'union sacrée ayant eu lieu lors de la Festa dell'Ombra
Lupercus ou Candelora symbolise la puberté de Lupercus. Les Grigori ont mis en place 12 travaux à faire pour Lupercus avant de prouver qu'il est digne d'être le Dieu Soleil. C'est un moment sacré de pouvoir personnel et de liberté. Un moment propice pour se libérer des liens qui nous étouffent. Moment aussi pour sentir le printemps arriver. Le réveil de la Nature.
Primeira ou Equinozio della Primavera célèbre la montée de la déesse du monde des ombres. Attendue paur le Dieu Soleil et ses enfants, elle émerge. Avec son retour, la Terre s'éveille et ses enfants célèbrent. Moment sacré du sacrifice de Lupercus. Il est d'usage de planter de la rue.
La journée de Tana ou La Giornata di Diana or Calendmaggio célèbre le retour complet de la déesse. Son retour auprès de ses enfants et le retour de ses Mystères qu'elle a acquises dans le monde des ombres. Célébration de la séduction et la passion entre le Dieu et la Déesse. Le mois de la déesse débute.
Solstice d'été ou La Festa dell'Estate or Festa delle Erbe or Soltizie d'Estate célèbre le mariage entre la déesse et le Dieu. De cette union, l'abondance. Ceci est un moment d'épanouissement et de vie. Le moment est propice pour la guérison de la Terre. Les forces élémentales sont nombreuses. Nous honorons les fata, les élémentaux et les esprits de la nature. C'est le moment de fêter la Nature dans toute son essence...
Cornucopia ou Raccolto est la célébrationde l'abondance. Le temps des premières récoltes. Le Dieu se prépare à se sacrifier pour que le monde puisse continuer. C'est le moment des récoltes mais aussi de la semence pour le printemps suivant.
Équinoxe d'automne ou Equinozio di Autunno célèbre la joie de l'abondance reçue dans le monde grâce au sacrifice du Dieu. Le Seigneur de la Lunmière devient le Seigneur des Ombres. La descente de la Déesse vers le monde des ombres débute. Ceci est un moment de repos, de gratitude et de préparation pour l'hiver qui arrive.
Dans ses ouvrages, Grimassi évoque le concept des trois clans.
Les clans seraient à l'origine de l'ancienne religion italienne.
Les trois clans sont Janarra, Fanarra et Tanarra.
Janarra est le clan des Streghe qui sont gardiens des mystères de la lune.
Fanarra est le clan des Streghe qui sont gardiens des mystères de la terre.
Tanarra est le clan des Streghe qui sont gardiens des mystères des étoiles.
Les trois grands mystères de la Stregheria. trois grands clans qui seraient réunis dans la tradition Aridiane, une branche parmi plusieurs dans la Stregheria, crée par Grimassi.
Celtic Wicca
Cette "tradition" couvre en réalité un certain nombre de traditions individuelles qui suivent les panthéons Celtiques et les systèmes couvrent vraiment un certain nombre de traditions individuelles qui suivent les panthéons celtiques et le système de fêtes saisonnières. Chaque chemin est unique et autonome, ou pourrait se mêler à un autre et faire toujours partie de la tradition celtique. La Celtic Wicca est principalement tirée des religions celtiques pré-chrétiennes de Gaule et des Îles britanniques. Comme pratiqués aujourd'hui, la plupart des chemins celtiques font partie de la reprise Néo-païenne, se concentrant sur la Nature et la Guérison en rituels de groupe ou individuels afin d'honorer l'Ancien Lumineux (The Ancient Shining Ones) et la Terre. La plupart des gens qui suivent cette tradition est très éclectique et s'en tient aux mythes, aux divinités, à la magie et aux rituels celtiques. Les Voies Celtisantes sont parmi les traditions les plus populaires.
La Faery Wicca tire ses racines dans la tradition celtique. Les Celtes ont toujours cru en un monde où des créatures divines vivaient de façon magique. Nous pouvons l'observer dans les légendes se rapportant au Tuatha de Danann. Ce peuple tenait leur origine directement de Dana, la Déesse-Mère des Irlandais. Bien des contes nous en apprennent sur les pouvoirs qu'ils détenaient. Les Irlandais croyaient qu'ils étaient des fey (fées)
Chez les Gallois, la reine de Faërie était Gwenhwyfar, Guenièvre. Nous pouvons lire dans le Manibogion que le prince qui la mariera gouvernera sur le monde et sera le plus grand des rois, le plus puissant. C'est ce qui est arrivé à Arthur, devenant le roi mythique que nous connaissons aujourd'hui (Mais tant qu'à nous, il est impossible que Guenièvre ait pu être une fée, car, dans toute sa sainteté de chrétienneté, Guenièvre détestait les païens, refusait toute magie et c'est à cause de sa sainte pudeur envers les celtes qu'Arthur aura connu sa perte! Ca aura brisé l'équilibre qui régnait et pousser la société à se convertir et persécuter le plus de gens possible!)
Ce que la Faery Wicca a retenu de la tradition celtique est principalement la mythologie reliée avec le monde des fées, les offrandes faites aux entités féeriques et l'adaptation de rituels, cérémonies et sabbats.]
La Faery Faith est toute autre cependant. Elle tient ses origines de la tradition Dianique (version encore plus féminisée de la Wicca). C'est Mark Roberts, qui fut le premier à utiliser ce terme comme appellation d'une tradition spirituelle de la Wicca. En fait, il fut largement inspiré par le livre de W. Y. Wentz, Fairy Faith in Celtic Countries, écrit en 1911]
La Feri Tradition est la plus étrange et la plus difficile. Son histoire, en elle-même, est assez spéciale. Cette tradition est surtout de nature néo-païenne de la sorcellerie. Elle émerge des enseignements de Victor et Cora Anderson. Elle vient de la Côte Ouest des États-Unis. Certains de ses concepts sont issus des écrits de Starhawk et du Reclaimind Tradition. Le concept de la tripartie de la nature humaine est assez forte. Le pentagramme à deux natures, l'une d'un métal sombre (fer), l'autre est clair (perle). Ce qui explique que dans la tradition Feri, tout est double, tout est neutre (la Déesse de cette tradition est androgyne). Cette facette explique bien l'approche de base de cette des plus complexe
Dans l'Asatrù, qui est d'origine Scandinave, nous pouvons retenir la présence des weights, esprits de la nature. Nous y retrouvons plusieurs classes d'esprits (environ 5). Les Scandinaves honorent les esprits aux jours de fête et travaillent avec eux pour en retirer un enseignement. Les esprits tiennent une grande importance dans la tradition scandinave et il est important d'en prendre conscience. Malheureusement, beaucoup de cette tradition fut perdu durant les persécutions des chrétiens.
La Faery Tradition ~ Source: Faerie Tradition Site ~
Il existe beaucoup de traditions religieuses néo-païennes. Une des plus connue est bien évidemment la Wicca Gardnérienne, fondée par Gerald Gardner. Toutefois, il en existe plusieurs variantes. On peut trouver d'inombrables différentes traditions avec des noms similaires. Un des noms les plus populaires pour les traditions néo-païennes serait Fairy, Faery ou Faerie. Une des des Tradition Faery, aussi appelée Feri a été fondée par Victor Anderson et développée au fur des années avec sa femme, Cora et d'autres professeurs importants de Feri, concentrés généralement à San Francisco. La tradition Feri n'est pas nécessairement celtique, même si certains praticiens initiés avaient appris en suivant une orientation celtique. Selon Cora, dans le livre «Fifty Years in the Feri Tradition» (Cinquante ans dans la Tradition Feri) le nom original de cette tradition était Vicia (prononcé Vi-chia) venant du terme italien «La Vecchia».
Ainsi que les initiés Faery l'enseignent, ils peuvent ajouter des éléments de leurs propres orientations à la Tradition. Actuellement dans les branches variées de la Faery, on retrouve des éléments divers provenant de sources telles que : Arica, Eckankar, Bouddhisme, tibétain, wicca gardnérienne et alexandrienne, Kahuna hawaïenne (réinventée par Max freedom long), HP Lovecraft, Mythologie grecque, mésopotamienne, basque, des pratiques des «natives americans», Kabbale, Santeria, Satanisme, Soufisme, mythologie galloise et traditions Yezikis, parmi d'autres. Starhawk est l'une des initiées les plus connues, qui a donné à sa branche de la Feri un focus politique.
Alors, qu'est-ce que la tradition de Faerie? Sans compter ce mélange très particulier des mythes et idéologies, elle contient certaines choses qui peuvent seulement être apprises par la formation, la pratique et l'expérience personnelle. Mais, même s'il y a plusieurs versions différentes, quelques bases restent les mêmes pour la plupart des initiés et professeurs.
Principes généraux de la Tradition de Faery
Il existe un courant d'énergie et de puissance féérique et cette énergie tend à être sensuelle et sexuelle, mystique et extatique, invocatoire et transe, basée sur la possession divine, imprégné de respect pour la sagesse de la nature et un amour pour la beauté. L'orientation sexuelle n'est limitée à l'hétérosexualité. Même si nous sommes responsables des actes que nous posons, la Tradition de Feri n'a pas de règles typiques wiccanes telles que le Wiccan Rede ou la Loi du Triple Retour. Quand nous sommes dans un état de conscience enchanté, nous sommes peut-être un peu fou, changeant d'apparence, pas complètement humain et enfin inspirés par nos gardiens et nos Dieux, sur le chemin vers Faerie.
- Traduction et adaptation par Amorgen Dubhart
Il existe deux branches distinctes de Wicca Dianique: le premier coven Dianique aux USA formé fin années 60 par Margan McFarland et Mark Roberts à Dallas, Texas. Cette branche donne la primauté à la Déesse dans sa théologie, mais honore le Dieu Cornu comme Son Époux Chéri. Les covens inclut à la fois les femmes et les hommes. Cette branche est parfois appelée «la vieille Dianique» («Old Dianic»), et il existe encore des covens de cette tradition spécialement au Texas. D'autres covens qui possèdent une théologie similaire mais ne descendent pas directement de la lignée de McFarland/Roberts sont dispercés dans tout le pays. L'autre branche, Witchcraft Dianique Féministe, se focalise exclusivement sur la Déesse et ses covens sont composés seulement de femmes, souvent avec une large présence lesbienne. Cette branche tend à être dépourvue de structure et non-hiérarchique, utilisant le processus de décision par consensus et réalisant des rituels simples, créatifs et expérimentaux. Ce sont des groupes féministes politiquements engagés, habituellement très positives, singulières et émotives. Pour ces deux branches, les rituels sont éclectiques; certains dérivent des traditions Gardnérienne et Faery, tandis que d'autres sont nouvellement créés. L'accent est mis sur la redécouverte et la revendication du pouvoir et de la divinité féminine, la prise de conscience et la combinaison de la politique au spirituel.
source: le jardin des fées
CONCEPTION PRE-WICCA DU XVIIIe SIECLE
Les
intellectuels du XVIIIe s. (ou Siècle des
Lumières) avaient une idée de la magie qui
se rapproche beaucoup de la moderne Wicca.
Et c'est étonnant de relire ce texte, qui
date de 1751, la définition de la magie
comme je cite "ETUDE DE LA SAGESSE". Or de
nos jours, nous appellons les sorcières ou
sorciers instruits dans l'Art des "Sages".
C'est tout à fait dans l'optique de cette
époque déjà reculée par rapport à nous.
C'est tout de même merveilleux que de
constater cela, et c'est "magique" en soi.
Pour les érudits Wiccans et les études
Wiccanes, il est important de connaître ce
texte que je cite intégralement, extrait de
l'Encyclopédie, ce monument immortel dédié
au savoir et à la connaissance universelle.
Il distingue également 4 sortes de magie, la
magie divine, la magie naturelle, la magie
surnaturelle. Cette classification est
toujours d'actualité.
Encyclopédie de Diderot et d'Alembert - 1751
/ 1765
MAGIE, science
ou art occulte qui apprend à faire des
choses qui paroissent au-dessus du pouvoir
humain.
La magie, considérée
comme la science des premiers mages, ne fut autre chose que l'étude de la sagesse
: pour lors elle se prenoit en bonne part,
mais il est rare que l'homme se renferme
dans les bornes du vrai, il est trop simple
pour lui. Il est presqu'impossible qu'un
petit nombre de gens instruits, dans un
siecle & dans un pays en proie à une crasse
ignorance, ne succombent bien-tôt à la
tentation de passer pour extraordinaires &
plus qu'humains : ainsi les mages de Chaldée
& de tout l'orient, ou plutôt leurs
disciples (car c'est de ceux-ci que vient
d'ordinaire la dépravation dans les idées),
les mages, dis-je, s'attacherent à
l'astrologie, aux divinations, aux
enchantemens, aux maléfices ; & bientôt le
terme de magie devint odieux, & ne servit
plus dans la suite qu'à désigner une science
également illusoire & méprisable : fille de
l'ignorance & de l'orgueil, cette science a
dû être des plus anciennes ; il seroit
difficile de déterminer le tems de son
origine, ayant pour objet d'alleger les
peines de l'humanité, elle a pris naissance
avec nos miseres. Comme c'est une science
ténébreuse, elle est sur son trône dans les
pays où regnent la barbarie & la grossiereté.
Les Lapons, & en général les peuples
sauvages cultivent la magie, & en font grand
cas.
Pour faire un traité
complet de magie, à la considérer
dans le sens le plus étendu, c'est-à-dire
dans tout ce qu'elle peut avoir de bon & de
mauvais ; on devroit la distinguer en magie
divine, magie naturelle & magie
surnaturelle.
1°. La magie divine n'est autre chose que cette connoissance
particuliere des plans, des vûes de la
souveraine sagesse, que Dieu dans sa grace
revele aux saints hommes animés de son
esprit, ce pouvoir surnaturel qu'il leur
accorde de prédire l'avenir, de faire des
miracles, & de lire, pour ainsi dire, dans
le coeur de ceux à qui ils ont à faire. Il
fut de tels dons, nous devons le croire ; si
même la Philosophie ne s'en fait aucune idée
juste, éclairée par la foi, elle les revere
dans le silence. Mais en est-il encore ? je
ne sai, & je croi qu'il est permis d'en
douter. Il ne dépend pas de nous d'acquérir
cette desirable magie ; elle ne vient ni du
courant ni du voulant ; c'est un don de
Dieu.
2°. Par la magie
naturelle, on entend l'étude un peu
approfondie de la nature, les admirables
secrets qu'on y découvre ; les avantages
inestimables que cette étude a apportés à
l'humanité dans presque tous les arts &
toutes les sciences ; Physique, Astronomie,
Médecine, Agriculture, Navigation,
Méchanique, je dirai même Eloquence ; car
c'est à la connoissance de la nature & de
l'esprit humain en particulier & des
ressorts qui le remuent, que les grands
maîtres sont redevables de l'impression
qu'ils font sur leurs auditeurs, des
passions qu'ils excitent chez eux, des
larmes qu'ils leur arrachent, &c. &c. &c.
Cette magie
très-louable en elle-même, fut
poussée assez loin dans l'antiquité : il
paroît même par le feu grégeois, & quelques
autres découvertes dont les auteurs nous
parlent, qu'à divers égards les anciens nous
ont surpassés dans cette espece de magie ;
mais les invasions des peuples du Nord lui
firent éprouver les plus funestes
révolutions, & la replongerent dans cet
affreux cahos dont les sciences & les beaux
arts avoient eu tant de peine à sortir dans
notre Europe.
Ainsi, bien des siecles après la sphere de
verre d'Archimede, la colombe de bois
volante d'Architras, les oiseaux d'or de
l'empereur Léon qui chantoient, les oiseaux
d'airain de Boëce qui chantoient & qui
voloient, les serpens de même matiere qui
siffloient, &c. il fut un pays en Europe
(mais ce n'étoit ni le siecle ni la patrie
de Vaucanson) il fut, dis-je, un pays dans
lequel on fut sur le point de bruler Brioché
& ses marionnettes. Un cavalier françois qui
promenoit & faisoit voir dans les foires une
jument qu'il avoit eu l'habileté de dresser
à répondre exactement à ses signes, comme
nous en avons tant vûs dans la suite, eut la
douleur en Espagne de voir mettre à
l'inquisition un animal qui faisoit toute sa
ressource, & eut assez de peine à se tirer
lui-même d'affaire. On pourroit multiplier
sans nombre les exemples de choses toutes
naturelles, que l'ignorance a voulu
criminaliser & faire passer pour les actes
d'une magie noire & diabolique : à quoi ne
furent pas exposés ceux qui les premiers
oserent parler d'antipodes & d'un nouveau
monde ?
Mais nous reprenons insensiblement le
dessus, & l'on peut dire qu'aux yeux mêmes
de la multitude, les bornes de cette
prétendue magie naturelle se rétrécissent
tous les jours ; parce qu'éclairés du
flambeau de la Philosophie, nous faisons
tous les jours d'heureuses découvertes dans
les secrets de la nature, & que de bons
systèmes soutenus par une multitude de
belles expériences annoncent à l'humanité de
quoi elle peut être capable par elle-même &
sans magie. Ainsi la boussole, les
télescopes, les microscopes, &c. & de nos
jours, les polypes, l'électricité ; dans la
Chimie, dans la Méchanique & la Statique,
les découvertes les plus belles & les plus
utiles, vont immortaliser notre siecle ; &
si l'Europe retomboit jamais dans la
barbarie dont elle est enfin sortie, nous
passerons chez de barbares successeurs pour
autant de magiciens.
3°. La magie
surnaturelle est la magie proprement
dite, cette magie noire qui se prend
toujours en mauvaise part, que produisent
l'orgueil, l'ignorance & le manque de
Philosophie : c'est elle qu'Agrippa comprend
sous les noms de caelestialis & ceremonialis
; elle n'a de science que le nom, & n'est
autre chose que l'amas confus de principes
obscurs, incertains & non démontrés, de
pratiques la plûpart arbitraires, puériles,
& dont l'inéfficace se prouve par la nature
des choses.
Agrippa aussi peu philosophe que magicien,
entend par la magie qu'il appelle
caelestialis, l'astrologie judiciaire qui
attribue à des esprits une certaine
domination sur les planetes, & aux planetes
sur les hommes, & qui prétend que les
diverses constellations influent sur les
inclinations, le sort, la bonne ou mauvaise
fortune des humains ; & sur ces foibles
fondemens bâtit un système ridicule, mais
qui n'ose paroître aujourd'hui que dans
l'almanach de Liege & autres livres
semblables ; tristes dépôts des matériaux
qui servent à nourrir des préjugés & des
erreurs populaires.
La magie ceremonialis,
suivant Agrippa, est bien sans contredit ce
qu'il y a de plus odieux dans ces vaines
sciences : elle consiste dans l'invocation
des démons, & s'arroge ensuite d'un pacte
exprès ou tacite fait avec les puissances
infernales, le prétendu pouvoir de nuire à
leurs ennemis, de produire des effets
mauvais & pernicieux, que ne sauroient
éviter les malheureuses victimes de leur
fureur.
Elle se partage en
plusieurs branches, suivant ses
divers objets & opérations ; la cabale, le
sortilege, l'enchantement, l'évocation des
morts ou des malins esprits ; la découverte
des trésors cachés, des plus grands secrets
; la divination, le don de prophétie, celui
de guérir par des pratiques mystérieuses les
maladies les plus opiniâtres ; la
fréquentation du sabbat, &c. De quels
travers n'est pas capable l'esprit humain !
On a donné dans toutes ces réveries ; c'est
le dernier effort de la Philosophie d'avoir
enfin desabusé l'humanité de ces humiliantes
chimeres ; elle a eu à combattre la
superstition, & même la Théologie qui ne
fait que trop souvent cause commune avec
elle. Mais enfin dans les pays où l'on sait
penser, réfléchir & douter, le démon fait un
petit rôle, & la magie diabolique reste sans
estime & sans crédit.
Mais ne tirons pas vanité de notre façon de
penser : nous y sommes venus un peu tard ;
ouvrez les registres de la plus petite cour
de Justice, vous y trouverez d'immenses
cahiers de procédures contre les sorciers,
les magiciens & les enchanteurs. Les
seigneurs de jurisdictions se sont enrichis
de leurs dépouilles, & la confiscation des
biens appartenans aux prétendus sorciers a
peut-être allumé plus d'un bucher ; du moins
est-il vrai que souvent la passion a su
tirer un grand parti de la crédulité du
peuple, & faire regarder comme un sorcier &
docteur en magie celui qu'elle vouloit
perdre, dans le tems même que suivant la
judicieuse remarque d'Apulée accusé
autrefois de magie ; ce crime, dit-il, n'est
pas même cru par ceux qui en accusent les
autres ; car si un homme étoit bien persuadé
qu'un autre homme pût le faire mourir par
magie, il appréhenderoit de l'irriter en
l'accusant de ce crime abominable.
Le fameux maréchal d'Ancre, Léonora Galigaï
son épouse, sont des exemples mémorables de
ce que peut la funeste accusation d'un crime
chimérique, fomentée par une passion
secrette & poussée par la dangereuse
intrigue de cour. Mais il est peu d'exemples
dans ce genre mieux constatés que celui du
célebre Urbain Grandier curé & chanoine de
Loudun, brûlé vif comme magicien l'an 629.
Qu'un philosophe ou seulement un ami de
l'humanité souffre avec peine l'idée d'un
malheureux immolé à la simplicité des uns &
à la barbarie des autres ! Comment le voir
de sang-froid condamné comme magicien à
périr par les flammes, jugé sur la
déposition d'Astaroth diable de l'ordre des
séraphins ; d'Easas, de Celsus, d'Acaos, de
Cédon, d'Asmodée, diables de l'ordre des
trônes ; d'Alex, de Zabulon, Nephtalim, de
Cham, d'Uriel, d'Ahaz, de l'ordre des
principautés ? comment voir ce malheureux
chanoine jugé impitoyablement sur la
déposition de quelques religieuses qui
disoient qu'il les avoit livrées à ces
légions d'esprits infernaux ? comment
n'est-on pas mal à son aise, lorsqu'on le
voit brûlé tout vif, avec des caracteres
prétendus magiques, poursuivi & noirci comme
magicien jusques sur le bucher même où une
mouche noirâtre de l'ordre de celles qu'on
appelle des bourdons, & qui rodoit autour de
la tête de Grandier, fut prise par un moine
qui sans doute avoit lû dans le concile de
Quieres, que les diables se trouvoient
toujours à la mort des hommes pour les
tenter, fut prise, dis-je, pour Béelzebut
prince des mouches, qui voloit autour de
Grandier pour emporter son ame en enfer ?
Observation puérile, mais qui dans la bouche
de ce moine fut peut-être l'un des moins
mauvais argumens qu'une barbare politique
sut mettre en usage pour justifier ses
excès, & en imposer par des contes absurdes
à la funeste crédulité des simples. Que
d'horreurs ! & où ne se porte pas l'esprit
humain lorsqu'il est aveuglé par les
malheureuses passions de l'envie & de
l'esprit de vengeance ? L'on doit sans doute
tenir compte à Gabriel Naudé, d'avoir pris
généreusement la défense des grands hommes
accusés de magie ; mais je pense qu'ils ont
plus d'obligations à ce goût de Philosophie
qui a fait sentir toute la vanité de cette
accusation, qu'au zele de leur avocat qui a
peut-être marqué plus de courage dans son
entreprise que d'habileté dans l'exécution &
de forces dans les raisonnemens qu'il
emploie. Si Naudé a pu justifier bien des
grands hommes d'une imputation qui aux yeux
du bon sens & de la raison se détruit
d'elle-même : malgré tout son zele il eût
sans doute échoué, s'il eût entrepris
d'innocenter entierement à cet égard les
sages de l'antiquité, puisque toute leur
philosophie n'a pu les mettre à l'abri de
cette grossiere superstition, que la magie
tient par la main. Je n'en citerai d'autre
exemple que Caton. Il étoit dans l'idée
qu'on peut guérir les maladies les plus
sérieuses par des paroles enchantées : voici
les paroles barbares, au moyen desquelles
suivant lui on a une recette très-assurée
pour remettre les membres démis : Incipe
cantare in alto S : F. motas danata
dardaries astotaries, dic una parite usque
dum coeant, &c. C'est l'édition d'Alde
Manuce que je lis ; car celle d'Henri
Estienne, revûe & corrigée par Victorius, a
été fort changée sur un point où la grande
obscurité du texte ouvre un vaste champ à la
manie des critiques.
Chacun sait que les anciens avoient attaché
les plus grandes vertus au mot magique
abracadabra. Q. Serenus, célebre Médecin,
prétend que ce mot vuide de sens écrit sur
du papier & pendu au cou, étoit un sûr
remede pour guérir la fievre quarte ; sans
doute qu'avec de tels principes la
superstition étoit toute sa pharmacie, & la
foi du patient sa meilleure ressource.
C'est à cette foi qu'on peut & qu'on doit
rapporter ces guérisons si extraordinaires
dans le récit, qu'elles semblent tenir de la
magie, mais qui approfondies, sont presque
toujours des fraudes pieuses, ou les suites
de cette superstition qui n'a que trop
souvent triomphé du bon sens, de la raison &
même de la Philosophie. Nos préjugés, nos
erreurs & nos folies se tiennent toutes par
la main. La crainte est fille de l'ignorance
; celle-ci a produit la superstition, qui
est à son tour la mere du fanatisme, source
féconde d'erreurs, d'illusions, de phantômes,
d'une imagination échauffée qui change en
lutins, en loups-garoux, en revenans, en
démons même tout ce qui le heurte ; comment
dans cette disposition d'esprit ne pas
croire à tous les rêves de la magie ? si le
fanatisme est pieux & dévot, (& c'est
presque toujours ce ton sur lequel il est
monté) il se croira magicien pour la gloire
de Dieu ; du-moins s'attribuera-t-il
l'important privilege de sauver & damner
sans appel : il n'est pire magie que celle
des faux dévots. Je finis par cette remarque
; c'est qu'on pourroit appeller le sabath
l'empire des amazones souterraines ;
du-moins il y a toujours eu beaucoup plus de
sorcieres que de sorciers : nous
l'attribuons bonnement à la foiblesse
d'esprit ou à la trop grande curiosité des
femmes ; filles d'Eve, elles veulent se
perdre comme elle pour tout savoir. Mais un
anonyme (Voyez Alector ou le Coq, lib. II.
des adeptes) qui voudroit persuader au
public qu'il est un des premiers confidens
de satan, prête aux démons un esprit de
galanterie qui justifie leur prédilection
pour le sexe, & les faveurs dont ils
l'honorent : par-là même le juste retour de
cette moitié du genre humain avec laquelle
pour l'ordinaire on gagne plus qu'on ne
perd.