Dracula
est un personnage de fiction inventé
par l'écrivain irlandais
Bram Stoker à la fin du
XIXe siècle.
En s'inspirant d'un personnage
historique,
Vlad Ţepeş (Vlad III l'Empaleur),
voïvode de
Valachie au
XVe siècle,
l'auteur en a fait un
vampire, c'est-à-dire un être
immortel qui se repaît du sang des
vivants. Le personnage de Dracula a
été exploité par d'autres auteurs et
a progressivement accédé à la
notoriété : il s'agit désormais d'un
des monstres les plus connus dans le
monde occidental.
Le
nom du personnage de fiction se
confond avec celui du personnage
historique. Il
est dérivé du substantif
dragon qui, en
roumain, se dit dracul,
la famille de Vlad Ţepeş ayant été
nommée par les historiens les
Drăculea. En effet, le père de
Vlad Tepes a été surnommé Vlad II
Dracul -
Vlad II le Dragon - car il était
membre de l'Ordre
du Dragon. Par ailleurs, dracul
ne signifie pas que "dragon" en
roumain, mais également "diable".
C'est cette ambiguïté syntaxique qui
a été développée dans le roman de
Stoker, soucieux de souligner
l'aspect démoniaque du personnage.
Dans l'imaginaire collectif,
le comte Dracula est représenté
comme un aristocrate dans la force
de l'âge, grand et svelte, avec des
traits fins, le teint pâle et les
cheveux noirs. Il est habillé d'un
costume sombre et d'une grande cape
noire à doublure rouge.
En
réalité, cette représentation a
évolué dans le temps.
Le Dracula originel,
celui de
Bram Stoker, ne correspondait
pas à cette peinture : il s'agissait
d'un vieillard — qui rajeunissait
tout au long du roman — plutôt laid
et repoussant, ayant un corps grand
et maigre, un nez aquilin, des
sourcils broussailleux, des cheveux
rares aux tempes, une épaisse
moustache, des doigts courts et
forts, des paumes poilues et une
haleine fétide. Il n'avait rien du
bellâtre séducteur !
Bram Stoker, pour faire le
portrait de son monstre, s'est
inspiré des thèses de Lombroso, très
en vogue à l'époque : on croyait
alors, en effet, que la forme du
visage d'un homme indiquait son
caractère et le portrait de Dracula
correspond à celui du type criminel.
Par ailleurs, David J. Skal, qui
relève plusieurs références à
l'œuvre de
William Shakespeare dans le
roman, apparente Dracula à
Hamlet qui, lui aussi, était
vêtu de noir. Le
Nosferatu de
Friedrich Wilhelm Murnau, quant
à lui, est également laid et
inquiétant, et épouse plusieurs des
caractéristiques physiques du
personnage de Stoker.
On
ne compte plus les adaptations de
Dracula,
tant celles-ci sont nombreuses.
Pourtant, aucune de ces adaptations
ne nous livre la même lecture. Le
personnage de Dracula a ceci de
fascinant qu’il représente un
véritable catalyseur : en lui se
cristallisent des représentations
très diverses selon la personnalité
des personnes qui l’évoquent. Il
semble qu’il possède ce pouvoir de
libérer des fantasmes, des attentes,
mais également des représentations
culturelles.
Le
Dracula de Stoker possède déjà cette
particularité.
La structure du roman est
particulière : la plupart des
personnages tiennent, en effet, un
journal et c’est l’assemblage de ces
différents témoignages qui constitue
le résultat final. Dans ces
témoignages, le vampire est, la
plupart du temps, présenté comme un
monstre sans cœur, une
représentation du mal absolu. Mais
ce n’est pas toujours le cas. Il est
ainsi remarquable que Mina Harker
éprouve de la pitié à son égard.
Quant à Abraham
Van Helsing, il est
véritablement fasciné, tant par le
personnage historique que Dracula a
été que par le
vampire lui-même ; il
s’émerveillera, ainsi, de
l’ingéniosité dont le prince des
ténèbres a fait preuve pour préparer
son voyage jusqu’à
Londres : « Si un autre parmi
les non-morts avait tenté cette même
entreprise, tous les siècles qui
furent et ceux qui seront n’y
auraient peut-être pas suffi (…). Il
a tout accompli tout seul, tout
seul, à partir d’une tombe en ruine
au fond d’un pays oublié » (p
516-518).
Dans les autres adaptations,
le vampire apparaît avec des traits
de caractère différents. Dans
Nosferatu, fantôme de la nuit,
il est une véritable victime,
prisonnier du temps qui ne le laisse
pas en paix : il avoue ainsi à
Jonathan sa douleur de ne pas
pouvoir mourir. Dans les films de la
Hammer, Dracula est certes un
personnage cruel, mais il possède
également un certain sens de la
justice : dans Horror of Dracula,
s’il décide de vampiriser la fiancée
de Jonathan c’est, affirme
Van Helsing, parce que ce
dernier a tué la femme-vampire qui
vivait avec lui ; de même, dans
Une messe pour Dracula, le
vampire entreprend de faire tuer les
hommes qui ont assassiné celui qui
lui a permis de renaître de ses
cendres. Le
Dracula de
Francis Ford Coppola nous
dévoile, lui, un personnage qui
provoque franchement la sympathie du
spectateur en renversant les
symboles du bien et du mal : c’est
en effet à cause de la cruauté de
l'église que Dracula a accédé à
l’état de
vampire. Son caractère attachant
s’exprime également, paradoxalement,
par son humanité : il se révèle
capable d’aimer, de pleurer,
d’éprouver de la sympathie.
Il serait
intéressant d’étudier l’évolution de
la perception de Dracula par rapport
à celle des personnages maléfiques
en général. Depuis un certain nombre
d’années, il semble que leurs
portraits aient acquis une réelle
profondeur : les auteurs tentent
d’expliquer les raisons qui ont
poussé ces personnages à choisir la
voie du mal, et ce choix s’est
souvent fait dans la souffrance.
Cette profondeur place le lecteur ou
le spectateur en situation de
sympathie vis-à-vis du personnage
maléfique. On peut se référer, à
titre d’exemples, aux personnages de
Dark Vador (La
Guerre des étoiles), d’Hannibal
Lecter (Le
Silence des agneaux), de
Keyser Soze (Usual
Suspects).
NB : les lecteurs
que cet aspect intéresse pourront
compléter leur réflexion en se
référant, entre autres, à l'article
de Gilles Ménagaldo intitulé
Figurations du mythe de Dracula au
cinéma : du texte à l'écran paru
dans Dracula : mythe et
métamorphoses.
Les facultés prêtées à Dracula
varient selon les versions.
Ainsi, dans le roman de
Bram Stoker, le roi vampire
possède de nombreux pouvoirs: il
peut se transformer en
chauve-souris, en chien, en loup, en
grains de poussière sur des rayons
de lune, en brouillard, se faire
grand ou rapetisser, se rendre
maître des éléments (tempête,
brouillard, tonnerre) mais dans un
espace limité, se faire obéir de
certains animaux tels que le loup,
le renard, le rat, le hibou, la
chauve-souris ou la phalène,
pénétrer la pensée des êtres qui ont
bu son sang; entre autres, il
connaît la
nécromancie, la
télépathie, l'hypnose.
Quant au sang qu'il boit, celui-ci
le fait rajeunir et devenir plus
fort, mais le fait de ne pas en
boire ne remet pas en cause son
caractère immortel.
Dans les films, ce sont surtout ses
capacités de transformation en
chauve-souris
et son immortalité qui sont
exploitées. Dans Le cauchemar de
Dracula, cependant, le cinéaste
a choisi de ne pas accorder au
personnage ce pouvoir de changer
d'apparence.
Le
roman détaille également un grand
nombre d'incapacités;
ainsi, Dracula ne peut pénétrer chez
quelqu'un sans y avoir été
préalablement invité, ne peut dormir
qu'en terre consacrée, ne peut
traverser une eau courante, ne peut
franchir des eaux vives qu'à marée
haute ou lorsque la mer est étale,
ne peut bénéficier de ses pouvoirs
pendant le jour. Son corps ne
projette aucune ombre, son image ne
se réfléchit dans aucun miroir. Il
ne peut se déplacer qu'à minuit ou à
la tombée du jour et ne peut
séjourner que dans la terre dans
laquelle il a été enterré de son
vivant, dans la tombe d'un être
qu'il aurait vampirisé ou dans celle
d'une âme damnée - un suicidé par
exemple. L'ail, un crucifix, de
l'hostie consacrée ou de l'eau
bénite le repoussent; une branche de
rosier sauvage, posée sur son
cercueil, l'empêche d'en sortir.
Par ailleurs,
il existe
plusieurs moyens pour le détruire.
Le roman de
Bram Stoker indique plusieurs
moyens: lui transperser le cœur à
l'aide d'un pieu, le décapiter ou
tirer une balle bénite dans sa
tombe. Dans Nosferatu,
Murnau n'indique qu'un seul
moyen: une femme pure doit retenir
le vampire toute la nuit et lui
faire oublier le chant du coq...
C'est cette indication qui a amené
les autres cinéastes - hormis
Coppola - à exploiter l'idée que la
lumière du jour était elle aussi
nocive pour les
vampires.
Les vampires, du moins ceux que les
versions occidentales modernes nous
donnent à voir,
le deviennent en ayant été mordus
par un autre vampire. Si certains
auteurs appliquent cette loi à notre
personnage –
Anne Rice, par exemple, pour qui
Dracula aurait été mordu par l’un
des personnages qu’elle a créé,
Lestat – en général, d’autres
explications sont avancées. Car
Dracula est un
vampire bien particulier : pour
son créateur,
Bram Stoker, il s’agit du
vampire originel, du premier
vampire.
Le
roman n’avance cependant pas
d’explication quant à l’accession de
Dracula au statut de buveur de sang :
nous savons seulement que, comme ses
semblables, son âme ne peut accéder
à la paix éternelle ; l’élimination
du roi vampire est ainsi une
délivrance, comme le remarque un
personnage du roman : « une
expression de paix se répandit sur
ce visage où jamais je n’aurais cru
que ne pût apparaître rien de tel »
(p 600)[2].
Le roman ne fait que rappeler la
cruauté et le goût du pouvoir du
mortel qu’était Dracula, suggérant
ainsi que là réside l’explication de
sa damnation.
Peu nombreux sont les auteurs ayant
exploité l’idée de la naissance du
vampire Dracula.
Dans le roman Les archives des
Dracula, Rudorff avance une
hypothèse : mortel, Dracula aurait
secouru une belle gitane qui lui
aurait promis, en échange, la vie
éternelle. Dans le film de
Francis Ford Coppola, il aurait
choisi de se détourner de l’Église,
dont les représentants avaient
refusé que sa femme soit enterrée
sous prétexte qu’il s’agissait d’un
suicide. Une autre piste possible et
originale est celle avancée par le
film "Dracula 2001". En effet, selon
le scénario, Dracula ne serait autre
que
Judas Iscariote, l'Apôtre de
Jésus condamné pour sa traîtrise.
Son allergie à l'argent serait
causée par la récompense qu'il
aurait reçue, sa peur du soleil par
son suicide à l'aube, etc.
Le
personnage de Dracula a tiré
sa popularité actuelle
davantage du cinéma que de la
littérature. Il existe environ 200
films dans lesquels le roi vampire
tient le rôle principal, ce qui en
fait une des figures
cinématographiques les plus
populaires. Chacun de ces films
adapte différemment l'œuvre de
Stoker: l'intrigue et les
caractéristiques des personnages, y
compris leurs noms, sont rarement
les mêmes.
Nosferatu de Murnau
La
première adaptation du livre de Bram
Stoker (et le
premier film traitant du thème du
vampire) est le chef-d'œuvre
Nosferatu le Vampire (Nosferatu,
eine Symphonie des Grauens)
réalisé par
Friedrich Murnau en 1922. Murnau
chercha à éviter de payer les droits
d'auteur et à cette fin changea le
nom de tous les personnages ainsi
que la localisation de l'intrigue.
Ceci n'empêcha pas l'héritière,
Florence Stoker, de l'attaquer en
justice et d'obtenir la destruction
des négatifs originaux ainsi que la
plupart des copies. L'acteur qui
interpréta le rôle du comte Dracula
- également appelé "comte Orlok"
dans cette version,
Max Schreck, fut tellement
persuasif que le bruit couru qu'il
s'agissait d'un véritable vampire!
Cette idée fut reprise en 2000 dans
le film L'ombre du vampire (Shadow
of the vampire), réalisé par
Elias Merhige.
En
2000, E. Elias Merhige
réalise un film étrange racontant le
tournage du
Nosferatu de
Murnau. L'Ombre du vampire
mélange anecdote de tournage et
éléments fantastique allant jusqu'à
émettre l'hypothèse que
Max Schreck (joué par
Willem Dafoe) était un vrai
vampire.
Les
adaptations de Universal studios:
1931-1948
En
1931,
Bela Lugosi
joue pour la première fois Dracula
dans un film de
Tod Browning, Dracula
avec Helen Chandler. Il endossa ce
rôle quatre fois en tout. C'est à
Lugosi que revient le mérite de
rendre à Dracula sa dimension
érotique au cinéma (la dimension
sexuelle de Nosferatu est plus
psychanalytique), perdant en
contrepartie le fascinant pouvoir de
terreur de
Max Schreck.
Le scénario du
film de Browning n'est pas une
adaptation directe du roman de
Stoker, mais de la pièce de Deane
Hamilton, dans laquelle
Bela Lugosi (Dracula) et Edward
Van Sloon (Van
Helsing) jouaient déjà. Gregory
A. Waller
[3]
souligne cependant que dans
l'adaptation cinématographiques ont
été ajoutées des scènes de Stoker
qui avaient été omises par Deane
pour des raisons pratiques
essentiellement; le voyage en mer,
par exemple. Le critique souligne
également une dichotomie, introduite
dans le film, entre Reinfield et
Dracula, le premier ne parvenant pas
à s'intégrer à la société
transylvanienne tandis que le second
fait montre d'une sociabilité
absente du roman.
Pour l'anecdote,
en 1956, Bela Lugosi fut enterré
avec la cape de Dracula à la demande
de sa femme.
Les
adaptations de Hammer films:
1958-1976
Le
deuxième acteur
le plus représentatif
du rôle de Dracula fut
Christopher
Lee qui apparut en 1958
dans le film de
Terence Fisher : Le Cauchemar
de Dracula (Horror of Dracula).
Il s'agit d'une version plus
gothique de l'œuvre, hissée au
trentième rang des plus grands films
britanniques de tous les temps par
le magazine Total film en
2004. La Hammer produisit ensuite
une dizaine de films autour du
personnage de Dracula, tous
interprétés par Christopher Lee.
Productions parallèles
Parallèlement aux
productions de Universal et de la
Hammer ont foisonné d'autres œuvres
cinématographiques dont voici les
principales:
Drakula
réalisé en 1920 par Karoly
Lajthay,
avec Margit Lux et Paul Askonas.
Deux années avant le film de
Murneau, ce film hongrois,
réalisé sans l'autorisation de
la veuve de Bram Stoker, est la
première adaptation
cinématographique du roman.
Dracula
réalisé en 1931
par George
Melford et Enrique Tovar Avalos
avec Carlos Villarias et Lupita
Tovar. Ce film, réalisé la même
année que la production éponyme
de Tod Browning, a été tourné à
partir des mêmes décors et
reprend la même intrigue.
Blacula, le
vampire noir
réalisé en
1972
par William Crain avec William
Marshall et Vonette McGee. Film
de
blaxploitation. Ce film ne
met pas en scène le célèbre
vampire mais l'évoque
implicitement à travers le
titre. Il sera suivi, un an plus
tard, de Scream, Blacula,
Scream réalisé en
1973 par Bob Kelljan avec
William Marshall et
Pam Grier.
Dracula et ses
femmes vampires
(Dracula) réalisé en
1973
par Dan Curtis avec
Jack Palance et Simon Ward.
C'est cette adaptation qui
mettra pour la première fois en
avant l'idée du vampire
confronté à la réincarnation de
son amour perdu, qui sera
exploité plus tard dans
l'adaptation de Francis Ford
Coppola.
Du sang pour
Dracula
(Andy Warhol's Dracula)
réalisé en
1974
par
Paul Morrissey avec
Udo Kier et
Joe Dallesandro. Dracula
doit ici boire le sang d'une
vierge afin de retrouver sa
vigueur. Pour cela, il part à la
rencontre des filles d'un noble
endetté sous prétexte de se
marier avec l'une d'elles. Mais
les belles ne sont pas aussi
pures qu'elles le prétendent et
ont succombé aux charmes du
jeune paysan machiste qui se
trouve sous leurs ordres...
Cette version, franchement
érotique, est remarquable
notamment par l'inversion des
rôles qu'elle établit. Ici,
Dracula est maladif, famélique,
nullement terrifiant; sa
fragilité et sa noblesse
s'opposent à la virile rudesse
du paysan qui déjoue, sans le
vouloir, ses plans. Les valeurs
véhiculées sont celles d'une
époque secouée par la révolution
sexuelle: l'exigence de
virginité est ici présentée de
manière négative puisque c'est
grâce à leurs libertinages que
les personnages parviennent à
déjouer les plans du comte...
Dracula
réalisé en
1979
par
John
Badham
avec Frank Langella et
Laurence Olivier. Cette
version prend comme point de
départ le voyage de Dracula vers
les côtes anglaises à bord du
Démeter, épisode qui se situe
initialement au centre de
l'intrigue. Alors qu'elle se
promène sur la plage, Mina, qui
est ici la fille de Van Helsing,
découvre le corps inconscient du
comte, unique survivant du
naufrage du bateau. Dracula sera
ensuite introduit auprès des
personnes de son entourage: le
dr Seward, qui est l'ami de son
père, Lucy Seward et son fiancé,
Jonathan Harker. Mina, puis
Lucy, succomberont rapidement
sous les charmes du comte... Le
Dracula qui est ici mis en scène
est très sensuel et distingué;
il fait par ailleurs preuve
d'une certaine humanité
puisqu'il lui est possible de
tomber amoureux. L'action est
déplacée dans les années 1910,
ce qui accentue encore le
décalage entre une Angleterre
résoluement moderne et les
valeurs passéistes que porte le
comte.
Productions récentes
En
1992, le prince des ténèbres, qui
avait déserté les écrans, réapparaît
avec le film de
Francis Ford
Coppola :
Dracula (Bram Stoker's
Dracula) avec dans le rôle titre
Gary Oldman, accompagné de
Winona Ryder,
Keanu Reeves et
Anthony Hopkins. Ce film, qui
est sans doute celui qui suit le
plus près l'œuvre de Stoker - avec,
toutefois, de nombreuses libertés -,
met en scène un être capable de
sentiments et dont le caractère
tragique le rapproche des grands
héros romantiques du XIX° siècle.
Cette adaptation
de Coppola impulsa la réapparition
de Dracula dans l'univers
cinématographique.
En
1995,
Mel Brooks
réalisa une version parodique
intitulée Dracula, mort et fier
de l'être (Dracula: dead and
loving it) avec
Steven Weber et
Leslie Nielsen.
Par la suite,
Patrick Lussier réalisa Dracula
2000 - intitulée
Dracula 2001 en France -, avec
Gerard Butler et
Christopher Plummer, dans lequel
le célèbre vampire ressuscite à
notre époque. Patrick Lussier
réalisa, en 2003, une suite de ce
film, intitulée Dracula 2:
ascension, qui fut nettement
moins chaleureusement saluée par la
critique.
En
2002,
Guy Maddin
réalisa l'adapatation
cinématographique de la
version du Royal Winnipeg Ballet
(voir supra) sous le titre
Dracula, pages tirées du journal
d'une vierge (Dracula : Pages
From a Virgin's Diary), avec
Zhang Wei-Qiang et Tara Birtwhistle.
Le personnage de
Dracula a engendré un autre
personnage, celui du
tueur de vampires, souvent un
vieux savant un peu fou, bien mis en
scène dans le film de
Roman Polanski,